Archives des Verts IDF Archives des Verts IDF
Archives des Verts IDF
de 2002 à 2010

Les Verts et les transports en Ile-de-France

vendredi 1er février 2008

Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

Préambule

Parmi les plus riches d’Europe la région concentre les sièges sociaux des entreprises qui font le plus de profits et dans le même temps une partie de sa population y vit dans une grande détresse.
Elle voit s’accroître gravement la pression sur les ressources et milieux naturels, et les déséquilibres sociaux et territoriaux, au détriment de la qualité de la vie d’une majorité d’habitants.
Les déséquilibres s’accentuent entre le sud-ouest et le nord-est,
entre la localisation des emplois dans quelques grands pôles et celle de l’habitat, qui s’étend de plus en plus en périphérie.
Tout cela génère des déplacements qui s’effectuent d’autant plus en automobile que l’on s’éloigne du cœur de l’agglomération.

Trop souvent les transports routiers suivent et accélèrent l’urbanisation diffuse. Des observations récentes montrent cependant l’apparition d’une vingtaine de gros bassins d’emploi et de vie.

Les propositions des Verts :
Le choix du polycentrisme Des zones denses reliées par des transports collectifs performants permettent :

    de consommer moins d’espaces naturels et agricoles
  • d’organiser la vie des Franciliens autour de vrais bassins de vie à taille humaine.
  • d’y favoriser la mixité de l’habitat

  • d’organiser une bonne accessibilité aux emplois, services et équipements collectifs
  • de raccourcir les distances de déplacements
  • d’optimiser les transports en commun, mais aussi les déplacements à pied et à bicyclette.
  • de diminuer les pollutions automobiles (santé, effets de serre, de coupure...)

    Exemple concret : en grande couronne on n’accède, en transport collectif, qu’à 1% de l’emploi francilien alors que ce pourcentage est de 42% pour un Parisien. Ce phénomène s’aggrave avec la catégorie socioprofessionnelle.

    L’Etat contre le SDRIF

    Dans le nouveau Schéma directeur d’aménagement de l’Ile de France (SDRIF), sous la vice-présidence d‘une élue verte, les Verts ont porté cette option polycentrique, ainsi que le refus du programme de bureaux à la Défense et de l’urbanisation massive du plateau de Saclay, qui satureront les lignes de transports et renforceront les déséquilibres avec l’Est de la région, rendront les logements encore plus chers, les déplacements plus pénibles.

    Or l’Etat, qui vient d’imposer trois opérations d’intérêt national à la région, cherche maintenant, chef de l’Etat en tête, à revenir sur ce SDRIF pour accroître encore le poids de l’IDF dans le développement français.

    Les propositions des Verts :

      mener une politique d’aménagement du territoire qui développe les régions autres que l’Ile de France.
    • Augmenter les parts du fluvial et du ferroviaire qui ne sont que de 12% chacun.

      Exemples concrets : Monoprix dessert Paris à partir de Bonneuil en combinant fluvial et ferroviaire. Le canal Seine Nord supprimera 500.000 camions par en 2020.

      • Les évolutions et les enjeux dans les transports franciliens

      Concernant les voyageurs :

      • Depuis trente ans le nombre de déplacements a augmenté de 30% mais le nombre de déplacements par personne est quasi constant.
      • Les déplacements motorisés entre Paris et les périphéries stagnent désormais ...

      ...tandis que les déplacements motorisés internes explosent en Grande Couronne.

      • Les motifs privés de déplacements (loisirs, achats, etc) continuent de progresser et représentent désormais plus de la moitié des déplacements.
      • les gains de vitesse se traduisent par une augmentation des distances parcourues.
      • L’usage de la voiture commence à régresser au profit des deux-roues et de la marche à pied.
      • Les transports collectifs sont moins disponibles et moins utilisés en périphérie.

      Depuis deux mandatures les Verts portent à la région la priorité aux transports en commun pour assurer l’accessibilité aux services et aux emplois à toutes les catégories de population par des modes doux ou des transports collectifs adaptés.

      Les propositions des Verts :

      • Soutien aux associations dans leur refus des autoroutes (prolongements de l’A12, de l’A16 et A104, du dédoublement du tronc commun A4-A86...).
      • engagement avec les associations pour l’amélioration des lignes et de la fréquence des transports en commun (TC) en Petite et Grande Couronne.
      • Comblement du retard dans les investissements en lançant un vaste emprunt public. - Développement d’une alternative globale à la possession d’une automobile : taxis collectifs à la demande, parcs de stationnement près des gares, vélos dans les RER, Velib, voiture partagée, voiture en location, aménagements pour deux-roues et marche à pied ...)
      • desserte des zones commerciales par les TC...Question A. Amedro : centres commerciaux à relier au TC, ou les zones de commerces de proximité par des navettes bus reliant les différents quartiers entre eux ?
      • création de voies réservées aux bus et cars sur les autoroutes et le périphérique.
      • limitation des vitesses sur les voies rapides urbaines (débit optimal)

      Exemples concrets : A Paris location de courte durée (Mobizen et Avis), voiture partagée (Caisse Commune) ; à Briis sous Forge parking près de l’autoroute et voie directe vers Massy ; dans le péri-urbain approvisionnement des campings par l’agriculture périurbaine de proximité (AMAP)

      Pour les marchandises au contraire la mondialisation des échanges génère des flux fortement croissants, notamment à l’extérieur de l’A86, et non absorbables par les infrastructures actuelles, y compris canal Seine Nord.

      Les propositions des Verts.

      • agir au niveau des administrations et des collectivités
      • privilégier les achats de proximité et ainsi diminuer les pollutions liées au transport routier.
      • Développer les circuits courts, supprimer les déplacements inutiles.
      • Organiser une concertation des collectivités, des administrations, des citoyens.
      • réduire les capacités des PL (augmente la sécurité).
      • soumettre les échanges internationaux à des contraintes environnementales et sociales.

      Exemples concrets

      • Une automobile = 1 tonne de métal et de plastique pour 3.000 heures (un bus dure 30.000 heures).
      • Toutes les 5 secondes il passe un camion sur l’A86 et le périphérique pour notre alimentation. Il faut préférer les produits durables, étiquetés, avec affichage CO2.
      • choisir les approvisionnements par l’agriculture périurbaine de proximité (AMAP)

      LES INSTITUTIONS.

      Elles différent selon qu’il s’agit de transport collectif ou privé, routier ou ferroviaire, voyageurs ou marchandises. Le STIF (encadré) est l’autorité régionale pour les transports collectifs. Les routes départementales et anciennes nationales relèvent des conseils généraux. Au niveau communal le clivage fondamental concerne les compétences des élus. Seule la voirie reste au niveau communal. Les TC relèvent quasiment toujours de l’intercommunalité. De ce fait les infrastructures de voirie nécessaires aux TC (ponts, zones commerçantes...) se heurtent aux égoïsmes communaux (les projets Mobilien ont pris 15 ans de retard).

      Les propositions des Verts :

      • élection directe des élus intercommunaux ; un poste au CA du STIF pour les associations.
      • gestion intercommunale des voiries TC.
      • STIF autorité organisatrice du fret ferroviaire et fluvial.

      Le SYNDICAT DES TRANSPORTS D’ILE DE FRANCE (STIF). C’est l’autorité organisatrice (AO) : Politique, programmation, financement, gestion du versement transport (VT : prélèvement payé au STIF par les entreprises et organismes publics ou privés employant plus de 9 salariés, assis sur la masse salariale, d’un taux variant entre 1,4 et 2,6% selon les départements). Budget : 4 Mds euros. Le Conseil d’administration est constitué d’élus (le président = le président du CRIF, 15 conseillers régionaux, 5 parisiens, 7 représentants pour les départements, 1 pour la chambre du commerce et de l’industrie de Paris, 1 pour les HLM, Intercommunalités...) soit 29 élus dont trois Verts.

      LE FINANCEMENT DES INFRASTRUCTURES. Le STIF cofinance à moitié les investissements de (SNCF, RATP...). Ces financements ont un important retard, notamment en raison du retrait de l’Etat depuis 2004. Les collectivités financent chaque année 1,5M€ : il en faudrait 26 dans les 15 ans à venir. Les propositions des Verts :

      • un emprunt populaire (inspiré du succès du livret Caisse Epargne).
      • des manifestations (salons, expositions...) de promotion de cet emprunt,
      • la reconduction du Farif (fonds aménagement IDF) supprimé par le PS. − la taxation des plus-values foncières. − Étendre le VT aux entreprises ayant entre 5 et 9 salariés.

      LE FONCTIONNEMENT DES TRANSPORTS COLLECTIFS.

      Les dépenses de fonctionnement (soit 7 milliards d’euros en 2006) sont affectées essentiellement à la RATP (55%) ; la SNCF (34%) ; OPTILE (8,5%) ; le solde (2,5%) allant aux transports scolaires et autres dépenses du SDIF. Les financements proviennent du VT des entreprises (38 %) ; des recettes voyageurs (39%) ; des collectivités territoriales (16% dont région : 8% ; Paris 5% ; départements 3%) ; de l’autofinancement de dessertes locales (7%). NB : les entreprises assurent également la prise en charge à 50% des abonnements.

      Les propositions des Verts :

      • Pour l’environnement, et comme les Autorités de transport, les communautés urbaines et les maires de grandes villes, les Verts demandent le retour de la politique de subventions de l’Etat.

      LA SPECIFICITE DES ZONES PEU DENSES (quartiers mal desservis, Grande Couronne).

      Les problèmes de TC y sont criants et prioritaires. L’effet de serre y est multiplié par l’étalement pavillonnaire. Les ménages doivent avoir plusieurs automobiles ou effectuer de longs parcours en TC, alors même que le coût de ce TC ne fait qu’augmenter. Tandis que la part du logement dans le budget est constante (25%), celle du transport est faible en centre ville mais croît fortement en périphérie (jusqu’à 30%). Dans la petite ceinture (94) la RATP fait mieux qu’OPTILE. En grande périphérie les TC sont assurés par un grand nombre de sociétés (Keolis, Transdev, Veolia et leurs filiales), ce qui rend les TC moins lisibles. Pour les longues distances un trop grand nombre d’arrêts est pénalisant.

      Les propositions des Verts : - Création de lignes directes rapides avec la banlieue ; - - création d’Autorités Organisatrices Locales (comme pour les personnes à mobilité réduite)

      • taxis collectifs communaux, à la demande ;
      • témoins de ligne en contact avec les transporteurs.

      Exemples concrets : − autocars Conflans La Défense − organisation globale par les agglos (Phebus à Versailles, TICE à Evry...)

      La tarification

      Le mécanisme de financement des Transports en commun en IDF laisse environ le quart des coûts à la charge de l’usager (le solde étant financé par le versement transport et les collectivités).
      Certes des tarifs faibles peuvent inciter à aller travailler plus loin.
      Mais les Verts considèrent que ces personnes n’ont pas le choix de leur localisation et ont donc voté pour la réintroduction des zones 7 et 8 en zone 6 ainsi que pour le ticket + (1H30).
      La tarification zonale concentrique comporte des aberrations (Vincennes est sur deux zones).

      Les propositions des Verts :

      • généralisation du ticket + (favorise l’intermodalité, est adapté aux bassins de vie)

      Les PL conditionnent l’épaisseur des chaussées et produisent 30% des gaz à effet de serre. Les propositions des Verts :

      • péage régional à la distance par repérage satellitaire(GPS ou Galileo), comme en Allemagne
Mot-clé :
Top
Plan du site | Revue de Web | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
Les Verts Ile de France - 5 rue d’arcueil - 75014 Paris - Tél. 01 45 65 33 60 - Fax. 01 45 65 41 50