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de 2002 à 2010

Le père expulsé en Azerbaïdjan, la mère en Arménie, les enfants coupés en deux ? avril 2008

mardi 29 avril 2008

M. Ali Hassanov et son épouse Thermine Martirossian, jeune couple de moins de trente ans, ont cherché en France l’asile qu’aucun pays proche du leur ne leur a offert : Victimes d’un conflit ethnico-religieux (il est azerbaïdjanais, elle est arménienne), ils ont traversé l’Arménie, l’Ukraine, la Russie, cherchant un endroit où élever leur petite famille, leur fille Anna et leur fils Gagik. Comme ils étaient indésirables en ces lieux, ils ont choisi la France qui leur a paru comme un pays accueillant et protecteur. Ce qui était vrai il y a quelques années ne l’était déjà plus lorsqu’ils sont arrivés en février 2005.
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La préfecture de Pau connaît bien cette famille : déjà en juin 2006, alors que l’OFPRA et la CRR avaient refusé leur demande d’asile, une demande de régularisation grâce à la fameuse circulaire Sarkozy avait été déposée... et refusée !
Dans le même temps la famille demandait un réexamen de leurs dossiers auprès de ce qui est devenu la commission nationale du droit d’asile.
A ce jour, presque deux ans plus tard, la famille est toujours dans l’attente d’une convocation.
Le 24 avril, Anna, 8 ans, et Gagik, 5 ans, dormaient paisiblement.
À 6h du matin, la police aux frontières est venue les arrêter, avec leurs parents, dans la chambre d’hôtel inconfortable qu’ils se partagent depuis la fin du mois de janvier, date à laquelle ils sont revenus du centre de rétention de Nîmes.
Car il y a à peine trois mois, déjà, le 22 janvier, la préfecture de Pau a voulu faire appliquer l’arrêté de reconduite à la frontière qu’elle avait pris à leur encontre : à 6 heures du matin, la police arrête la famille à son domicile, la place en garde à vue, l’enferme dans des cellules, l’envoie dans un long voyage à Nîmes (500 km, 5h de route), sans guère d’égard pour Thermine, enceinte de trois mois passés.
Les arrêtés de reconduite à la frontière, confirmés par le tribunal administratif de Pau, prévoient de renvoyer le père en Azerbaïdjan, la mère en Arménie. La destination des enfants sera sans doute jouée sur un coup de dé, sur le tarmac ?
A peine quatre jours plus tard, le juge de la détention et des libertés, ayant considéré l’arrestation de la famille irrégulière et déloyale, les fait libérer !
Les voilà de retour à Pau, indésirables, comme en Azerbaïdjan, comme en Arménie, comme en Ukraine, comme en Russie.
Une forte bataille de RESF contre la préfecture leur permet d’obtenir un logement d’urgence : Deux chambres d’hôtel.
Alors qu’ils se reconstruisaient, que leur angoisse commençait à s’apaiser, le préfet envoie de nouveau la police
Même triste parcours, le commissariat, la garde à vue, le centre de rétention.
Toulouse cette fois....

Source : Réseau Education sans Frontières

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