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Sécurité nucléaire, les Verts demandent une commission d’enquête parlementaire- juillet 2008

vendredi 25 juillet 2008

Proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la sécurité des installations électro-nucléaires françaises et la protection des habitants face aux risques de contaminations radioactives dues aux fuites d’uranium ou de tout autre produit utilisé dans les centrales nucléaires et les installations de stockage de déchets radioactifs présentée par M. François DE RUGY, Mme Martine BILLARD, MM. Yves COCHET et Noël MAMERE, député-e-s.
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Le lundi 7 juillet 2008 à 13 heures 30, les maires des communes voisines du site électro-nucléaire de Tricastin (Vaucluse) sont prévenus qu’une fuite d’uranium radioactif est survenue dans un bac de rétention entourant une cuve de solution uranifère dans l’enceinte de la société SOCATRI.
Il a fallu cinq jours pour que soit annoncée cette fuite, alors que le défaut d’étanchéité a été constaté dès le 2 juillet 2008. La société SOCATRI, filiale du grand groupe public AREVA, a caché cet accident pendant 5 jours aux autorités de l’Etat dans le département du Vaucluse, aux élus des communes concernées et donc aux habitants.

La fuite était pourtant d’une grande ampleur puisqu’elle a été évaluée à plusieurs dizaines de kilos d’uranium.
Son annonce par la Préfecture du Vaucluse a immédiatement déclenché des mesures d’interdiction d’utilisation de l’eau des rivières du secteur mais aussi des captages souterrains.
Outre la mise en danger des populations riveraines et les dégâts sans doute irréversibles sur les milieux naturels environnants, cet accident a eu des conséquences économiques importantes pour les populations qui sont obligés d’acheter de l’eau en bouteille, faute d’alimentation en eau potable, et pour les agriculteurs qui ont dû cesser toute irrigation ou arrosage ce qui a entraîné la perte de nombreuses récoltes.

Une fois de plus en matière de nucléaire, la culture du secret a prévalu. Il est à noter que la présidente directrice générale d’AREVA n’a même pas daigné se rendre sur place pour constater l’ampleur des dégâts et annoncer des mesures pendant plus de dix jours.
C’est grâce à l’intervention très rapide de l’association CRIIRAD (commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité) que des mesures ont pu être faites et que la pression a été exercée sur les pouvoirs publics.
A la suite de cela, des mesures ont été réalisées par l’Autorité de Sûreté Nucléaire et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Ces premières mesures ont permis de relever une autre pollution de la nappe phréatique, sans aucun doute plus ancienne. Là encore, c’est donc que le secret s’était appliqué au détriment de la sécurité et de la santé des habitants, voisins d’un des plus grands centres électro-nucléaire de France, aux quel s’adjoint des sites à usage militaire. Là aussi, ces révélations officielles viennent corroborer des craintes exprimées depuis longtemps par les associations au sujet d’un site de stockage de déchets radioactifs d’origine militaire.

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