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lien entre cancers et environnement - octobre 2008

mardi 7 octobre 2008

Uné étude de l’Inserm reconnaît que les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence de certains cancers.
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Lire le Communiqué de l’Inserm

le point de vue des Verts

En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancers en France a été estimé à près de 320 000 pour les deux sexes confondus, 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes.
On constate une augmentation de l’incidence des cancers depuis une vingtaine d’années. Si l’on tient compte des changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), l’augmentation du taux d’incidence depuis 1980 est estimée à +35 % chez l’homme et +43 % chez la femme .
Il n’est pas possible actuellement de chiffrer avec précision la part due à l’évolution des pratiques de soins dans cette augmentation.
Ce rapport représente un progrès par rapport à l’analyse des Académies, mais il reste conçu à partir du même moule de pensée que celui des académiciens.
Il repose en effet principalement sur les données épidémiologiques, c’est à dire les enquêtes effectuées sur les populations humaines. Il n’est pas acceptable aujourd’hui de ne pas prendre en compte plus sérieusement les données toxicologiques quand on analyse le lien entre cancer et environnement.
Un rapport qui affirme traiter du lien entre cancer et environnement aurait du comporter un état des lieux plus complet des cancérogènes, non seulement chez l’homme, mais aussi chez l’animal. »
Pour le cancer du sein par exemple, 216 substances chimiques ou radiations induisent des tumeurs mammaires chez l’animal, mais seulement 15 sont officiellement classées cancérogènes chez l’homme.
Il est évident qu’il ne suffit pas de se préoccuper seulement des premières si on veut arrêter l’épidémie de cancer du sein.
Par-delà la question scientifique, cette vision tronquée pose un problème éthique, car pour arrêter l’épidémie de cancer, on ne peut se contenter d’attendre que les effets soient clairement avérés chez l’homme pour agir.
Il faut agir sur la base de la démarche de précaution et non sur la démarche ancienne de prévention.
Autre manque notoire : l’évaluation des risques qui est une méthode reconnue pour quantifier les risques cancérogènes à partir des données expérimentales n’a pas été utilisée dans ce rapport, alors qu’elle est pourtant à la base du règlement REACH pour évaluer les risques des substances chimiques ou fixer des valeurs limites européennes pour certains polluants atmosphériques comme le benzène.

André CICOLELLA, responsable de la Commission Santé des Verts

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