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de 2002 à 2010

Le projet Autolib : synthèse au 11 février 2009

vendredi 13 février 2009

Le projet parisien de mise à disposition de voitures électriques en libre service dénommé "Autolib” propose d’installer à Paris et dans la petite couronne des voitures qu’on prendrait à une borne sans réservation et qu’on laisserait, après le trajet, à une autre borne.
Le système est très comparable à celui des Vélib parisiens. Il prévoit l’implantation de 4000 véhicules au total sur 1400 stations, à raison de 4 à 10 voitures par station. Pour Paris : 2000 véhicules sur 700 stations (500 en surface de 4 places chacune et 200 souterraines de 10 places chacune).
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Le projet est porté par la ville de Paris qui souhaite rallier à celui-ci les 80 communes de la proche couronne.

Il est prévu la création d’un syndicat mixte pour assurer l’exploitation du service public.

  • 1° La ville de Paris met les communes de la petite couronne sous pression afin qu’elles adhèrent toutes et très vite au projet
  • en faisant ressortir que le projet ne tient que par un maillage suffisant de toutes les villes concernées, les moindres trous rendant celui-ci inopérant.
    en mettant en avant un système basé sur des véhicules électriques.
    Toutefois,les constructeurs n’étant pas prêts à répondre rapidement à une demande massive de voitures électriques, autolib se mettra en place « dans un premier temps » avec des véhicules « propres » et non pas électriques.

en annonçant un calendrier très précipité qu’elle n’a pour l’instant pu tenir, les communes ne se précipitant pas pour donner leur accord.

  • 2° Le coût pour les villes
    l’investissement de départ est à la charge des communes, sous la forme d’une subvention d’investissement de 50 000€ par station (une station comportant en moyenne 6 places)

Les communes participantes s’engagent à implanter un nombre déterminé de stations en fonction du nombre de ses habitants.

Par exemple,pour une ville de 52 000 habitants, le nombre cible de stations est de 14 (soit 50 000€ X14 = 700 000€) et la ville s’engage en adhérant au syndicat intercommunal à mettre en place un minimum de stations : 1/3 de 14 soit 5 stations. (soit 50 000€ X5 = 250 000€ d’investissement minimum au départ)

  • 3.-Ce projet accroît les déplacements en voiture Paris/banlieue
    au lieu de prioriser des modes plus collectifs de déplacement, moins coûteux et plus écologiques sans pour autant donner de garantie sur la diminution des véhicules personnels et surtout il vise à réintroduire un grand nombre de véhicules dans Paris intra-muros qui se substitueront aux transports collectifs et à vélib.
  • 4.La gestion des véhicules
    Les véhicules étant retirés à une station et déposés après utilisation à ’importe quelle station cela implique une gestion du parc provoquant des déplacements de véhicules vides de stations en stations.

Une expérience de voitures en libre service a été menée à Saint Quentin en Yvelines à la fin des années 90, baptisée Praxitèle. Ce fut un échec. Il y avait une cinquantaine de voitures. Elles faisaient le chemin dans un seul sens : gare/bureau le matin, bureau/gare le soir. On peut imaginer que les voitures en libre service Autolib’ feraient essentiellement des trajets domicile/travail vidant le matin les stations dans les quartiers de logements ou aux gares et les remplissant dans les quartiers de bureaux. Ainsi, à Saint Quentin en Yvelines, des « jockeys » avaient été embauchés. Deux jockeys partaient (en voiture) pour déplacer une seconde voiture vers les potentiels usagers, créant ainsi des déplacements supplémentaires, avec leur cortège de nuisances.

- En conclusion :

Le besoin d’autopartage existe, principalement en petite couronne mais peut être satisfait autrement : il existe déjà à Paris des sociétés d’autopartage (3 sont labellisées par la ville de Paris) qui peuvent répondre aux besoins ponctuels de la population et sont prêtes à s’implanter en proche couronne.

A étudier également des implantations locales ayant un objectif d’économie sociale et solidaire et mettant en oeuvre des principes de développement durable (voitures électriques, dont des véhicules électriques ne nécessitant pas de permis).

Dans tous les cas de figure, il faut avoir pour règle de déposer après utilisation le véhicule à l’endroit où on l’a retiré afin d’éviter les déplacements à vide.

Anne-Marie Xambeu
élue verte à Fontenay sous Bois

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