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Les Verts de la Réunion investis dans le mouvement des DOM-TOM - février 2009

mercredi 25 février 2009

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Interview de Jean-Pierre Marchau, porte-parole des Verts-Réunion, par Catherine Grèze, déléguée à l’Europe à l’international et à l’Outre-Mer

Question : Où en est le mouvement contre la vie chère à la Réunion ?

A La Réunion, l’initiative est partie de deux associations proches du PCR mais très vite, ça a pris de l’ampleur avec l’implication des deux grosses confédérations (CGT et CFDT).
Désormais c’est un collectif stable avec 28 orgas et trois composantes + une : les associations, les syndicats, les partis politiques (Verts, PCR, PS et petits partis gauche ou extrême gauche, NPA et LO) + une orga étudiante, l’UNEF.
Le Collectif à la différence de la Gwada (Guadeloupe), est très politico-syndical (pour l’instant pas d’associations culturelles par exemple).
Un premier jet a listé rapidement 4 mesures d’urgences : baisse de 20 % des prix sur les produits de conso courante, augmentation de 20 % des bas salaires, gel des loyers dans le logement social et une baisse immédiate de 5 euros sur la bouteille de gaz. Une première action, populaire, a eu lieu hier samedi dans un supermarché du groupe Hayot (un béké guadeloupéen).
L’objectif principal est une grande journée le 5 mars avec grève et manifestation. J’ai proposé au Collectif d’en faire une « Journée île morte », c’est en débat, tout dépendra du rapport de force que nous construirons. D’autres actions sont programmées et surtout, le Collectif travaille à élaborer une plate forme de revendications plus fournies.

Quel est le message des Verts de Guadeloupe/Guyane/Réunion dans ces mobilisations ?

Le CAR se réunit mardi 17/02 pour analyser la situation et préparer une éventuelle conférence de presse afin de donner la position des Verts, exercice qui consistera tout en restant dans le cadre des orientations du Collectif (lutte contre la vie chère et revendications salariales) à élargir la réflexion sur la crise sociale dans l’outremer et surtout à proposer une vision à plus long terme, celle du DD durable de nos îles ou territoires ultra marins avec une remise en cause des monopoles qui tiennent captif le marché local, s’enrichissent sur les importations et sont « accros » aux dispositifs de défiscalisations.

Quelles sont les perspectives ?

Si à La Réunion, il y a une réelle unité des acteurs du collectif, chose assez inédite à La Réunion qui, au mieux, avait surtout connu des intersyndicales ( 1997 et 2003). Mais il nous semble évident que d’une part, tout dépend de comment la Gwada qui est partie depuis longtemps dans le conflit va pouvoir tenir ou sortir par le haut de la crise. Le gouvernement semblant jouer deux tactiques combinées : pourrissement (avec lassitude de la population) et répression. Quoiqu’il en soit, la situation ne sera plus la même après : il va bien falloir mettre sur la table l’ensemble des problèmes sociaux et économiques des DOM. Avec peut-être à la clé une évolution institutionnelle.

Pensez -vous que l’Europe puisse apporter des réponses et jouer un rôle ?

L’Europe joue déjà un rôle important sur le plan des aides et des financements.
Les patronats locaux entretiennent des réseaux puissants non seulement en métropole mais aussi au niveau de l’Europe (Voir le lobby « Eurodom »).
« Jouer » un rôle, je ne sais pas trop lequel.
« Apporter » des réponses ?
Peut-être comme source d’inspiration, je songe par exemple au statut autonome des RUP espagnoles et portugaises : une comparaison entre les diverses RUP montre que les Açores, Madère et les Canaries disposent, tout en étant partie intégrante de leur métropole respective, d’une autonomie bien plus large que les DOM, ce qui leur permet d’avoir une marge de man¦uvres administrative, juridique voire financière, dont La Réunion de dispose pas, pour conduire leurs projets de DD.

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