Archives des Verts IDF Archives des Verts IDF
Archives des Verts IDF
de 2002 à 2010

Rencontre avec les Verts de Guadeloupe

Vertcontact IDF n°47

vendredi 15 mai 2009

Pour un observateur débarquant pendant la grève en Guadeloupe, la menée du mouvement force l’admiration : Toutes les forces vives de la société sont unies dans une révolte constructive dont les premiers acquis ne font pas retomber la mobilisation.
Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

C’est pourquoi les « Etats Généraux de l’outre mer » voulus par Sarkozy n’ont aucune raison d’être et ne peuvent être qu’une manœuvre de diversion d’un pouvoir lointain qui n’a rien compris.

Le LKP, ce sont 48 organisations, partis, associations, une grève générale, des défilés quotidiens en appui aux négociations, un fort soutien de la population de l’île, un leadership incontesté pour Elie Domota que même la presse locale (France-Antilles du groupe Hersant) n’a pas jugé prudent, dans un premier temps, d’attaquer.

Interrogés sur la nature du mouvement mené par le LKP en Guadeloupe, (simple révolte contre la vie chère, ou révolution ?), les Verts de Guadeloupe répondent qu’ils font tout pour que le mouvement débouche sur la naissance d’une société nouvelle. Cela ressemble donc à un processus révolutionnaire, avec une accélération de la conscience politique et écologique.
Par exemple, l’absence de produits importés a conduit les gens à des modes de consommation traditionnels plus écologiques : les poissons des pêcheurs de l’île, les légumes des marchés locaux et à une réflexion sur la malbouffe et l’éco-consommation.

Les longues négociations techniques sur la baisse du prix des familles de produits de consommation courante et l’augmentation des salaires n’ont pas pu cacher que tout est lié : la vie chère, les inégalités et les discriminations qui frappent les descendants des esclaves déportés d’Afrique dans les îles.

Héritage de l’histoire coloniale, les richesses sont détenues à 90% par la minorité blanche, descendants d’esclavagistes. Et lorsque l’esclavage a été aboli, en 1848, l’Etat français a dédommagé les planteurs de canne à sucre désormais privés de leur main d’œuvre gratuite !

Harry Durimel préconise que ces biens fort mal acquis « sans suer » soient repris et versés dans un fond de développement et d’émancipation guadeloupéen.

Grâce aux Verts et aux associations écologistes, le LKP présente une dimension environnementale importante, le dossier le plus brûlant étant celui du Chlordécone, ce pesticide de la banane qui pollue les nappes et contamine les racines, base de l’alimentation traditionnelle antillaise.

Le procès du Chlordécone devant se tenir en île de France, les Verts Guadeloupéens auront besoin de notre appui pour sensibiliser l’opinion. A nous de ne pas leur faire défaut !

Fanny Carmagnat
(Les Verts Paris 10°)

Top
Plan du site | Revue de Web | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
Les Verts Ile de France - 5 rue d’arcueil - 75014 Paris - Tél. 01 45 65 33 60 - Fax. 01 45 65 41 50