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de 2002 à 2010

Compte-rendu de la réunion du groupe de travail sur le SDRIF (07/04/05)

dimanche 17 avril 2005

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  • Problématiques territoriales de l’Essonne

Le thème est celui de l’agriculture périurbaine face à l’urbanisation, et est illustré par les exemples du plateau de Saclay et du « Triangle vert » (délimité par l’A10 à l’Ouest, la RN 20 à l’Est et la Francilienne au Sud), deux territoires de la « ceinture verte » (document remis en séance fera l’objet d’une diffusion par mail). Le débat qui s’engage fait ressortir ressortir notamment les points suivants :

  • l’agriculture périurbaine ne bénéficie pas d’une protection suffisante dans l’actuel SDRIF, car elle figure souvent en zone « pyjama », dans laquelle l’urbanisation est possible. Sa préservation entre en conflit avec d’autres projets, comme le développement du pôle technologique de Saclay, soutenu tant par les élus PS que par les élus de Droite ; elle est menacée par les projets d’infrastructures tangentielles, qui déstructurent les exploitations et remettent en cause leur viabilité ; le monde agricole et les SAFER ont souvent une attitude ambiguë, car les terrains urbanisables ont plus de valeur que les terres agricoles ; l’Etat enfin, face à la crise du logement en Ile de France, pousse les maires à ouvrir de nouvelles zones à l’urbanisation, même en l’absence de desserte en transports en commun. Nous avons un combat politique à mener pour préserver l’agriculture périurbaine, et ce combat doit être offensif. On peut l’illustrer par l’exemple d’une « cueillette » dans le 78, devenue lieu d’animation et de rencontre pour les habitants de la zone centrale de l’Ile de France, et par celui du « triangle vert », où a été créée une association rassemblant agriculteurs et résidents urbains. Ces bonnes pratiques devront faire l’objet d’une large diffusion et être utilisées dans le cadre des ateliers territoriaux que la Région mettra en place pour appuyer les demandes d’exclusion de ces zones des zones urbanisables. Les Verts pourront envisager des actions avec les acteurs concernés lors de l’élaboration du SDRIF, afin de rendre visible cette demande sociale et de créer un rapport de forces.
  • la protection apportée par le SDRIF ne suffira pas à elle seule à préserver et à développer une agriculture périurbaine, tournée vers les besoins de la population d’Ile de France. D’autres outils doivent être mobilisés : l’Agence des Espaces Verts, la taxe sur les espaces naturels sensibles mise en œuvre par les conseils généraux et qui peut être utilisée au profit des activités agricoles. Le développement de l’agriculture biologique nécessite souvent une aide de démarrage, du fait du délai nécessaire pour obtenir l’appellation bio ; celle-ci ne peut pas se faire sous la forme d’une subvention directe contraire à la PAC.

III - Discussion sur les bassins de vie Selon les définitions courantes, les bassins de vie sont des territoires dans lesquels se déroulent l’ensemble des activités de la vie quotidienne de leurs habitants (habiter, travailler, accéder aux services et aux loisirs courants). L’Ile de France, comme les autres grandes prête mal à un découpage en bassins de vie, du fait de la polarisation induite par l’attraction de la zone centrale, qui masque l’apparition de centralités secondaires.

La discussion nuance néanmoins ce constat. En effet, les cartes de mobilité (hors domicile-travail, comme on pouvait s’en douter, puisque les emplois tendent à se déplacer vers l’ouest, tandis que l’habitat se desserre du centre vers la périphérie) révèlent la structuration progressive de territoires, dans lesquels s’effectue une part prépondérante des déplacements courants (constat parfois conforté par l’observation des parcours résidentiels). Dès lors, l’action publique ne devrait-elle pas viser à faire de ces territoires de véritables lieux de vie, par l’amélioration des équipements, la création d’emplois adaptés aux qualifications des populations, l’organisation des transports collectifs, et d’une manière générale par la territorialisation des différentes politiques publiques ?

Le travail devra se poursuivre. Plusieurs études ont été réalisées sur la dynamique territoriale de l’Ile de France par la Direction régionale de l’Equipement et l’IAURIF. Le groupe de travail s’efforcera d’auditionner leurs auteurs, lors d’une prochaine réunion. Il se fera également expliquer la logique du découpage de l’Ile de France en 13 zones d’études (au delà de la volonté de sortir des limites institutionnelles).

ANNEXE 1


- Définition simplifiée : « le bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès à la fois aux équipements
et à l’emploi » 

Définition détaillée
- Dynamique démographique
Pour étudier l’évolution des bassins de vie en termes de population, quatre périodes ont été prises en compte, dont les limites correspondent à des années de recensement : 1962-1975, 1975-1982, 1982-1990 et 1990-1999. Pour chaque période, l’évolution de la population d’un bassin de vie est parfois négative, sinon elle peut évoluer plus ou moins vite que celle de l’ensemble des 1 745 bassins de vie. Ces trois possibilités pour chaque période permettent de définir 6 profils-types pour 1962-1999.
- Equipements ayant servi à définir les bassins de vie
- Équipements concurrentiels : Hypermarché et supermarché, vétérinaire, banque, magasin de vêtements, magasin de chaussures, librairie, magasin d’électroménager, magasin de meubles, droguerie, grande surface non alimentaire, marché de détail. 
- Équipements non concurrentiels : gendarmerie, perception, notaire, ANPE, maison de retraite, bureau de poste, crèche ou halte-garderie, installation sportive couverte, piscine couverte, école de musique, cinéma. 
- Équipements de santé : médecin, infirmier, pharmacie, masseur-kinésithérapeute, dentiste, ambulance, maternité, urgences, hôpital de court séjour, hôpital de moyen et long séjour. 
- Équipements d’éducation : collège, lycée général et/ou technologique, lycée professionnel. 
- Zonage en bassins de vie (version 2004)
Par commodité, on peut appeler ainsi le découpage du territoire de la France métropolitaine en 1 916 unités (soit 1 745 bassins de vie des petites villes et des bourgs + 171 bassins de vie des grandes agglomérations), malgré le caractère inapproprié de cette appellation dans les zones urbaines, et ce d’autant plus qu’elles sont grandes. Il est clair que la totalité de l’unité urbaine de Paris, ou de celle de Lyon, n’appartient pas en réalité à un seul bassin de vie. 
Source : « Les bassins de vie, au coeur de la vie des bourgs et petites villes », Insee première n° 953, avril 2004 



Enormes difficultés théoriques lire :"l’île de France est-elle composée de pays ?


 Néanmoins 
Un outil de définition

La notion d’unité urbaine reposant sur la continuité du cadre bâti est trop pauvre pour illustrer la complexité du pays. Quant à la notion de zone de peuplement industriel et urbaine (ZPIU), elle n’est pas assez riche pour intégrer les critères variés susceptibles de définir un pays. En outre, son utilisation conduit rapidement à répondre négativement à la question posée en titre de cette chronique puisque la ZPIU de Paris couvre, grosso modo, l’Île-de-France et même quelques autres territoires dans les départements limitrophes.
Penser que l’Île-de-France formerait un seul pays ne correspondrait guère au point de vue des habitants, celui de Provins n’ayant pas le sentiment d’appartenir au même pays que celui d’Houdan, de Saint-Denis, ou d’Étampes.
L’outil qui peut permettre de tenter d’approcher la signification de la notion de bassin de vie en Île-de-France est la zone d’emploi, notion introduite par une circulaire de 1982 et qui a donné lieu à un premier découpage de l’espace régional en 1983, sur la base du recensement de 1975.


Ce découpage a été actualisé sur la base du recensement de 1990, donnant lieu en 1994 à la publication d’un Atlas des zones d’emplois.


Les 26 zones d’emploi de l’Île-de-France
 PARIS ORLY
 NANTERRE DOURDAN 
BOULOGNE-BILLANCOURT ÉTAMPES 
VITRY-SUR-SEINE ÉVRY
 CRÉTEIL MELUN
 MONTREUIL FONTAINEBLEAU
 SAINT-DENIS NEMOURS
CERGY MONTEREAU-FAUT-YONNE
POISSY PROVINS
LES MUREAUX COULOMMIERS 
MANTES-LA-JOLIE LAGNY-SUR-MARNE
 VERSAILLES MEAUX
 ORSAY ROISSY-EN-France

Les 5 zones d’emploi ayant la plus forte densité de population (habitants/km²)
en Île-de-France et en France

Paris (Île-de-France) 20 422

Vitry-sur-Seine (Île-de-France) 6 332

Boulogne-Billancourt (Île-de-France) 5 340

Montreuil (Île-de-France) 4 638

Nanterre (Île-de-France) 4 292

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