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de 2002 à 2010

Compte-rendu de la réunion du groupe de travail sur le SDRIF-8/06/05

vendredi 17 juin 2005

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- L’organisation des déplacements en grande couronne

Il est souligné une forte demande en TC légers à la carte (taxi-bus ; cf. l’exemple de Suresnes)

Question des parkings à vélo près des gares, indispensables pour encourager les rabattements par des modes non motorisés : la gare de Plaisir est équipée d’un parking à vélos, sous forme de boxes fermés, mais cette formule n’est toujours pas opérationnelle, faute de personnel pour s’occuper de la location des boxes et de la fourniture des clés (raisons de coût ?). La sécurisation des parkings est pourtant jugée essentielle pour ne pas dissuader l’usager, d’où l’intérêt d’en faire des lieux occupés : pourquoi ne pas y installer des services d’entretien et de réparations, qui auraient l’avantage de créer des emplois de proximité ?

Ont été également soulevées d’autres questions :
quelle tarification pour les parkings à automobiles proches des gares ?
faut-il la gratuité ?
que représente aujourd’hui le transport des salariés organisé par les entreprises ?

Est apparu l’intérêt de mutualiser les expériences visant à développer l’usage du vélo.

-Les nuisances des infrastructures de transport

C’est une question récurrente, particulièrement sensible. Les Yvelines sont concernés par de nouveaux projets, à l’initiative de l’Etat ou du département, notamment : le prolongement de l’A12 (cf. la manifestation organisée lors des journées de printemps) ; l’élargissement de la RD 30, qui dessert le centre commercial Auchan de Plaisir ; cela pose évidemment la question de la politique en faveur de la route des conseils généraux, mais aussi de la maîtrise de l’urbanisation, et de sa cohérence avec les réseaux de TC - un des domaines sur lequel le SDRIF peut agir.

Les aérodromes de tourisme sont également source de nuisances, notamment pendant les fins de semaine, et il y en a un certain nombre autour de Paris. C’est l’Etat (direction générale de l’Aviation civile), qui attribue les couloirs de survol et en contrôle le respect. Il existe des chartes de bonne conduite entre les gestionnaires, les utilisateurs et les riverains, dont les élus peuvent prendre l’initiative.
Quelle peut être l’action de la région en la matière ?

  • Le maintien de l’activité agricole

Ce problème concerne des territoires importants, dès lors qu’il y a pression pour l’urbanisation.

Plusieurs questions : s’opposer à l’urbanisation diffuse, qui tend à fragiliser les exploitations en les cloisonnant ; trouver des candidats pour les reprises d’exploitations, lors des mutations ; maîtriser le foncier. Les élus locaux ont un rôle important à jouer, en suscitant des formules qui permettent le développement d’activités de maraîchage ou de vergers, approvisionnant les zones résidentielles voisines.
La maîtrise foncière n’est pas un sujet facile. Certes, il faudrait déjà supprimer dans le futur SDRIF les « zones pyjamas », véritable porte ouverte au mitage. L’expérience montre que le rôle des SAFER est limité. Le classement en « espaces naturels sensibles » est une formule beaucoup plus pérenne ; il permet le maintien de l’usage agricole des terres ; ce classement nécessite cependant l’accord du maire, qui n’est pas toujours accordé ; dans certains départements (ex. du 91), les agriculteurs s’opposent à l’achat des terres par la taxe ENS, en raisons des contraintes qui pourraient en résulter. Il est proposé que la Région, qui intervient fortement dans le domaine à travers l’Agence des Espaces Verts, élabore des orientations pour la préservation des zones sensibles.

  • L’énergie

Plusieurs sujets sont abordés :
l’exemple du réseau de chaleur (eau chaude + chauffage) qui alimente la ville de Plaisir, à partir d’une usine d’incinération d’ordures ménagères, et dont le fonctionnement laisse à désirer : comment l’améliorer, y compris avec des aides publiques, sans pour autant pérenniser un mode de traitement des déchets sur lequel nous sommes très réservés ?
les perspectives de la géothermie ;
l’opposition, souvent de type « nymbiste », que suscitent à peu près systématiquement les projets d’éoliennes de la part des riverains ; comment la surmonter ? sans doute un schéma régional serait-il nécessaire

  • A propos de l’urbanisme commercial

La discussion est lancée à partir du Centre commercial Auchan à Plaisir, devenu un « attracteur » régional, qui assèche le petit commerce de proximité et génère un important trafic automobile, générateur de nuisances au cœur même de la ville.
Ce modèle commercial est-il « soutenable » et, au delà des problèmes qu’il suscite aujourd’hui, prépare-t-il bien l’avenir, avec le vieillissement prévu des populations ?

Comment rattraper les « coups partis », alors que ce genre d’espace est souvent devenu lieu d’animation urbaine, au détriment des quartiers plus anciens ? Sur ce point, un regard au-delà de nos frontières serait le bienvenu, car la France est un des pays où cette forme d’urbanisme a été poussée à l’extrême. Quelles prescriptions en déduire pour le SDRIF ?

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