Archives des Verts IDF Archives des Verts IDF
Archives des Verts IDF
de 2002 à 2010

Compte-rendu de la commission SDRIF du 9 novembre 2005

jeudi 12 janvier 2006

Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

I -Priorités départementales pour le SDRIF

la discussion s’organise autour de trois thèmes :
les espaces agricoles
la densification
les transports

a) les espaces agricoles

Le SDRIF devra, et c’est un point dur pour nous, préserver les terres agricoles, notamment dans la Ceinture verte, la plus soumise aux pressions de l’urbanisation.
Cela veut dire demander la suppression des zones pyjama dans le futur schéma et le maintien en espace agricole du plateau de Saclay, pour prendre l’exemple le plus emblématique des conflits qui s’annoncent.

S’il est établi que le SDRIF n’a pas vocation à définir le mode d’exploitation des terres agricoles, il n’est pas interdit de s’interroger sur les moyens réglementaires susceptibles de contenir l’agriculture productiviste et d’encourager l’agriculture de proximité respectueuse de l’environnement, à travers par exemple la protection de la ressource en eau ou d’autres dispositions.

Les aides à l’agriculture jouent un rôle déterminant dans l’orientation des productions, et à cet égard le gouvernement dispose de réelles marges de manœuvre à travers le « 2ème pilier » de la PAC. Il convient de l’interpeller sur ce point.

b) la densification urbaine

Bien qu’il semble y avoir consensus sur l’idée de densification, le débat n’est, à l’évidence, pas clos. Où densifier ? comment et à quelles conditions densifier ? pour quoi faire (au delà de l’objectif de préservation des espaces naturels et des terres agricoles) ?

Il s’agit, à travers la densification, de créer ou de recréer de la ville là où il n’y en a pas ou plus, c’est à dire de constituer des espaces à taille humaine (où l’on puisse se déplacer autrement qu’en voiture), présentant un équilibre entre logements, emplois (accessibles aux populations locales), équipements publics et services de proximité, avec des espaces publics de qualité et des moyens de déplacements internes diversifiés : transports collectifs adaptés au niveau de densité et modes de déplacements doux . Cet objectif de qualité urbaine, prenant en compte la diversité des besoins des populations et les évolutions démographiques futures, ne se résume pas en un nombre de logements ou d’emplois à l’hectare !

Le groupe de travail conçoit cette densification dans une vision résolument polycentrique de l’Ile de France : elle concerne certaines zones de la première couronne, bénéficiant d’une bonne desserte en transports collectifs, mais aussi les villes nouvelles et un petit nombre de pôles de la grande couronne (qui accueille aujourd’hui, ne l’oublions pas, l’essentiel de l’accroissement de la population francilienne).
Dans la grande couronne, où l’urbanisation se fait aujourd’hui en grande partie sous la forme de lotissements pavillonnaires, loin des services, grands consommateurs d’espace et générateurs de déplacements automobiles, la densification doit viser à réduire le déséquilibre entre logements et emplois (à ce titre, la grande couronne devrait bénéficier de la politique des « pôles de compétitivité ») et s’accompagner d’un rééquilibrage en matière d’équipements publics. Elle doit aller de pair avec un développement des transports collectifs vers les grands pôles d’emplois, et notamment des liaisons de banlieue à banlieue.

On voit bien, à travers ces premières réflexions, qu’il conviendra d’approfondir, que la densification doit s’inscrire dans d’une politique globale, d’habitat, de transports, d’implantation des emplois et des équipements publics.

Il convient enfin de rappeler que l’objectif reste la maîtrise de la croissance de l’Ile de France, notamment par le renforcement des principaux pôles urbains des régions voisines. Cette orientation est clairement incompatible avec le discours porté par l’Etat et les milieux économiques franciliens sur l’attractivité de l’Ile de France, qui conduit au contraire à accroître la concentration des équipements universitaires et de recherche.

c) les transports

Le sujet des transports se limite à un échange rapide. Deux orientations font consensus :
profiter de la révision du SDRIF pour supprimer plusieurs liaisons autoroutières, comme l’A12, l’A 104, le prolongement de l’A 16 jusqu’au BIP, la liste n’étant pas exhaustive. Ce sera, à l’évidence, un bras de fer avec l’Etat, qui n’a pas renoncé à ces projets ; cette demande de révision est d’autant plus justifiée que le SDRIF de 1994 était clairement « inflationniste » en matière routière et que la loi sur l’air et le PDU (un des seuls à fixer des objectifs quantifiés de réduction du trafic automobile !) intervenus depuis 1994 doivent être pris en compte dans le nouveau schéma

Le réseau d’infrastructures et le schéma de services de transports doit être maillé et hiérarchisé, et cohérent avec les perspectives d’urbanisation.

Mais les principes ne suffisent pas. Le groupe SDRIF n’est pas en mesure d’aller plus loin par ses seuls moyens et décide de solliciter la commission régionale transports.

II - Convention sur l’agriculture francilienne

a) rappel des objectifs

Cette Convention dont l’idée a été avancée à l’issue de la réunion du 24 octobre avec un certain nombre de partenaires (groupement des agriculteurs bio, fédération des AMAP, coopératives Biocoop, association Triangle Vert) vise à créer un mouvement d’opinion, à l’appui une politique volontariste visant à développer en Ile de France une agriculture de proximité, respectueuse de l’environnement. Il s’agit de concrétiser sur ce point le concept d’ « écorégion ».
Cet objectif implique une médiatisation de l’événement.

b) schéma général

Trois parties pourraient être envisagées, à ce stade de démarrage de la réflexion :
1) un état des lieux, complété par une présentation des enjeux de court et de long terme, et de la place que peut tenir l’agriculture dans l’aménagement francilien
2) un rappel des politiques de la Région et la présentation d’un certain nombre de démarches porteuses d’avenir (associations de consommateurs et d’agriculteurs à travers les AMAP, promotion de l’agriculture bio, mobilisation d’élus locaux), ainsi que des freins et blocages à surmonter pour changer d’échelle et développer de véritables filières de proximité (structure des aides à l’agriculture, difficulté d’installation en bio, déficit de formations, menaces foncières sur certains espaces, rôle de la grande distribution, etc) ;
3) un débat avec les acteurs et les élus régionaux sur ce qu’il faut faire pour changer d’échelle.

III - Prochaines réunions du groupe SDRIF

La prochaine réunion est fixée au 1er décembre

Top
Plan du site | Revue de Web | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
Les Verts Ile de France - 5 rue d’arcueil - 75014 Paris - Tél. 01 45 65 33 60 - Fax. 01 45 65 41 50