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Que valent les méthodes d’évaluation du risque en matière d’OGM ? - avril 2006

Révélation des eurodéputés Verts

jeudi 20 avril 2006

Le Tribunal allemand de Munster, en juin 2005, a obligé la firme Monsanto à rendre public sa méthode d’évaluation du risque pour son (très controversé) maïs transgénique MON 863. C’était la première fois qu’était ainsi divulguée une telle méthode, les fabricants d’OGM gardant jalousement ces études en les considérant comme des... « secrets industriels ».

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Les eurodéputés Verts français, quand ils ont eu en main, fin 2005, ce fameux document, ont décidé de faire expertiser de façon indépendante, non pas l’innocuité « supposée » du MON 863, mais le sérieux de la méthode (dite) scientifique de Monsanto qui, elle, a conclu à cette innocuité...

Le résultat est sans appel : l’étude statistique des tests que Monsanto a effectués en quelques semaines sur 20 rats (à comparer aux essais de médicaments qui portent sur des milliers d’Êtres humains pendant des années...) n’ont AUCUNE VALEUR SCIENTIFIQUE. Ces tests ne permettent EN RIEN à Monsanto de conclure l’innocuité de son produit.

Forts de cette révélation, les eurodéputés Verts ont donc à nouveau dénoncé publiquement un système qui prend en otage la santé publique en laissant celle-ci aux mains des firmes OGM qui, dans l’opacité la plus totale, sont juges et parties ! Les députés écologistes s’en prennent également au laxisme de l’EFSA (Agence européenne de sécurité alimentaire) qui ne fait rien pour appliquer le texte de la directive européenne qui précise pourtant :
« qu’il est nécessaire de définir une méthodologie commune d’évaluation des risques pour l’environnement basée sur une consultation scientifique indépendante » (considérant 20)
« les critères et exigences d’information (..) reposent sur les preuves scientifiques disponibles » (article 16)
« l’évaluation des risques pour l’environnement devrait être effectuée de manière transparente selon une méthode scientifiquement fondée » (Annexe II B - Principes généraux)) De même, à la lumière de cette étude, les eurodéputés Verts appellent les États membres à activer la « Clause de sauvegarde » afin de bloquer les autorisations de mise sur le marché des OGM en application de l’article 23 de la directive qui base cette clause sur « des informations nouvelles ou complémentaires », ou la « réévaluation des informations existantes sur la base de connaissances scientifiques nouvelles ou complémentaires ».

Pour lire l’intégralité de cette étude
lien vers le site de Gérard ONESTA
, Député Vert européen, Vice Président du Parlement européen

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