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de 2002 à 2010

réfugiés climatiques : déjà 25 millions de personnes touchées - avril 2007

vendredi 13 avril 2007

extraits d’une conférence d’ Hélène Flautre, présidente de la sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen
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  • Que désigne le terme de « réfugiés climatiques » ? _ Aujourd’hui, rien.
    Juridiquement, ce statut n’existe pas au niveau international.
    Pour autant, ce terme désigne les personnes obligées de quitter leur habitation parce que les conditions climatiques ne permettent plus de garantir un cadre de vie pérenne.
    Il va de soi que le réchauffement climatique et l’impact de l’Homme sur son environnement ont précipité ce type de situations.
  • Existe-t-il des exemples concrets ?
    Absolument. Le cas des îles Tuvalu est alarmant.
    Cet archipel au large de l’Australie est une république de 11 000 habitants.
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    Tuvalu

On sait à présent que les îles seront englouties d’ici à 2050 environ, même si le réchauffement climatique s’arrêtait aujourd’hui.
C’est donc un pays qui va disparaître de la carte.
Que va-t-on faire de ses habitants ?
Il est impératif de trouver un cadre international équitable.

  • Peut-on désigner des responsables et comment les sanctionner ?
    La question reste ouverte.
    Elle est complexe : politique, économique, humaine.
    Il faut en débattre et anticiper les crises.
    Une définition du statut de réfugié climatique est à l’étude aux Nations unies.
    La notion de sanction est encore floue. _ On a évoqué la possibilité que les pays accueillent ces réfugiés proportionnellement aux gaz à effet de serre qu’ils produisent.
    Les États-Unis se sont prononcés contre. Ils devraient accueillir 30 % de cette population.
  • La notion de « pollueur-payeur » s’appliquerait-elle alors ?
    Éventuellement, mais à l’échelle de pays entiers.
    Et, en l’occurrence, des pays les plus puissants au monde !
    Il est évident que ce sont les pays du Sud, plus pauvres et plus faibles, qui souffriront le plus des catastrophes climatiques, avec le moins de moyens pour s’en prémunir.
  • Peut-on parler d’un futur « génocide climatique » ?
    Le terme est fort, mais on peut l’envisager.
    Les périodes de sécheresse, de famine, de pandémie sont déjà annoncées.
    À terme, si rien n’est fait pour ces populations, si aucun cadre international ne leur permet d’éviter ces drames, on pourra en revanche parler de crime contre l’humanité.

Possède-t-on des données chiffrées sur le nombre de réfugiés de ce type ?
Un rapport de 2001 des Nations unies en comptait 25 millions à travers le monde.
C’est plus encore que le nombre de réfugiés concernés par la convention de Genève.
En 2005, un autre rapport annonçait le chiffre de 50 millions pour 2010.
Les prévisions sont encore floues, mais l’urgence est là, réelle.

PROPOS RECUEILLIS PAR BENJAMIN DHIER

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